Les maisons
Dans le bourg, les maisons les plus anciennes se situent entre l’église et la chapelle ND de Recouvrance (dite « du bas du bourg »). La plus ancienne est datée de 1602. C’est tout un quartier dont les bâtiments ont gardé leur aspect ancien : portes cintrées, gerbières, et pour plusieurs des crochets sur les rampants, des figures ou des animaux sculptés. Certains linteaux de portes ou de fenêtres portent quelques inscriptions, ou des outils représentatifs de la profession de l’un des anciens propriétaires.
En campagne, on trouve encore quelques ensembles typiques de l’architecture du XVIe : les classiques rangées de logis, décrites par les voyageurs de l’époque : c’est-à-dire des longères construites bout à bout, avec des hauteurs de toitures parfois inégales, et tenant lieu d’habitation à autant de familles.
De nombreux fours à pain et des puits parfois très ouvragés, trônent au milieu de villages.
Château du Grégo
Dissimulée dans son parc boisé, cette demeure imposante, dont l’origine remonte au Moyen-Âge (signalée en 1427), a été reconstruite au XVIIe siècle. Elle a perdu depuis une bonne partie des bâtiments qui entouraient une cour centrale, où débouchait la grande allée bordée d’arbres centenaires.

Construit à la Mansart, avec ses nombreuses fenêtres, ce château fut la propriété des Du Bot durant des siècles, avant de passer à la famille De Virel, par mariage. L’ancienne chapelle a été remplacée au XIXe par un nouvel édifice. Subsistent encore les dépendances, le verger clos de murs et le colombier. Sur un fronton, côté ouest on distingue les armes des familles Dufresne de Virel et Pontbellanger.
Durant la seconde guerre mondiale, il fut occupé par l’armée allemande qui y causa des dégâts importants.

Fontaine de Pérennes : c’est une simple fontaine, bâtie dans un style courant dans la région littorale (cf. Ste Hélène). La source déverse son eau, en contrebas, dans l’étang alimenté par le ruisseau du Gouarh.

Manoir de Cohanno
Tirant son nom du breton « kohanno » (les hiboux), cette habitation séculaire (1427) fut à l’origine la résidence Francheville, avant d’être achetée par la seigneur de Kerguisé, qui s’y installa, devant quitter son logis brûlé. Par la suite, il dut le céder à Désiré Beauchêne de la Morinière. Il sera alors restauré peu à peu par les héritiers successifs, notamment le peintre Xavier de Langlais. Le manoir est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le manoir de Cohanno est une propriété privée, les visites y sont interdites.
Manoir de Pembulzo
Le château d’origine remonte au Moyen-âge (Thomas de Penbulsou – 1427). Il a été reconstruit au siècle dernier, après son incendie, par la famille De la Bédoyère, avec une partie des matériaux récupérés ; le reste étant réutilisé pour la construction des bâtiments de ferme voisins. Seule la chapelle, servant maintenant de communs, est ancienne (1777). Il a été plusieurs fois revendu depuis.


Manoir de Kerguézec
De ce château il ne subsiste que quelques vestiges : les « macles » des Rohan sur les jambages d’une porte, les restes d’une chapelle, le four banal et un magnifique colombier, renfermant quelques centaines de « boulins » (niches). Ce type de construction était réservé aux nobles et sa taille était proportionnelle à la superficie des terres dont ils disposaient.
Jusqu’à son incendie (1673), il fut la demeure de la famille Le Sénéchal.
Manoir de Guermeur
Il fut construit en 1907 à proximité de Cohanno, par Roger de Langlais.
Sur le plan initial, l’architecte Caubert de Cléry avait prévu une seconde aile qui ne fut jamais réalisée en raison de la guerre de 1914.
Le manoir de Guermeur est une propriété privée, les visites y sont interdites.

