Patrimoine architectural
Eglise St Symphorien

Photographe : Club Photo de SurZur
L’église de Surzur, plus que toute autre a subi au cours de son existence, bien des transformations. On peut cependant lire que son emprise actuelle est restée sensiblement la même depuis son origine que l’on situe à la fin du XIème siècle. La partie la plus ancienne, de style roman, reconnaissable par son porche ouest et par la fenêtre qui le surmonte, sont en forme d’arc en plein cintre, forme typique de cette époque.
Au XVIème, avec l’apport de la chapelle latérale, aujourd’hui la sacristie, on est passé du roman au gothique.
D’autres parties, aujourd’hui partiellement cachées, laissent supposer un remaniement plus important effectué à la même époque.
Plus proche de nous, en 1904, période prospère pour notre pays, fut construit le clocher que nous connaissons aujourd’hui, d’un style indéfinissable, entre le roman et le gothique.
Chœur de l'église : On distingue le retable (1751) et la partie restante de la voûte, datant de 1879.
La chaire et la table de communion ont été supprimés depuis.
Auprès des fonts baptismaux est exposée une peinture moderne intitulée Notre Dame des Moissons, réalisée en 1938 par Xavier de Langlais.
La mémoire de cet artiste surzurois est honorée par le nom donné à la place de la mairie.
Comme toutes les autres communes, Surzur a payé un lourd tribut aux guerres du XXème siècle.
Pour plus d’informations : mémorial-genweb
Presbytère

Il en existait deux à l’origine. Ces bâtiments déjà anciens (1631 et 1825) furent modifiés (1888) et reliés par une nouvelle construction en 1892 : le grand portail fut abattu et remplacé par les deux entrées actuelles.
Les recteurs successifs y eurent à leur disposition une écurie, une étable, une basse-cour, un jardin, un parc ombragé et des terres autour du bourg. En 1948, les chênes séculaires qui bordaient l’avenue furent abattus.
Depuis une partie des bâtiments a été restaurée et convertie en logements et salle de réunions.
Chapelle Notre Dame de Recouvrance
dite également « Chapelle du bas du bourg »

Elle fut remaniée, négligée, fut détournée de sa vocation première, pour finir désaffectée.
Elle a perdu sa chapelle nord, a été consolidée par des contreforts latéraux. Le chœur a conservé de superbes vitraux de Laumonnier (chevet).

Le portail cintré, la belle porte sud en anse de panier, le dallage intérieur, les rampants avec crochets la font dater du XVIème siècle. Le clocheton est plus récent (1891).
De 1874 jusqu’à l’après-guerre, c’était un lieu de réunion de la « Congrégation de la Sainte Vierge ».
La chapelle Notre Dame de Recouvrance a été entièrement restaurée entre 2003 et 2007. Ces travaux ont été financés par le Conseil Général, le Conseil Régional, la commune avec l’aide de l’association « Pierres et Traditions ».
La chapelle accueille dorénavant des expositions et des concerts tous les mois de mars à octobre.
Chapelle Ste Hélène (Brarun) et sa fontaine

Bordant la route menant à Port-Groix, cette chapelle de dimensions plus modestes que la chapelle ND de Recouvrance, a été restaurée entre 1992 et 1995. Le chœur, délimité par une balustrade de bois possède un autel galbé.
On s’y rendait pour le pardon de Ste Hélène (le dimanche suivant le 18 août) et pour les Rogations.

Cette chapelle du XVème siècle, dont la toiture a été refaite, revit aussi grâce aux bénévoles qui l’entretiennent.
La fontaine qui l’accompagne (à voûte ogivale se retrouvant à Pérenès et couramment en presqu’île de Rhuys), a été remise en état.
Chapelle St Marc (Trémoyec)

Précédé d’une croix, ce modeste édifice du XVIème siècle, resté longtemps abandonné, doit lui aussi, sa renaissance au secours d’une association de bénévoles.
Son sol est resté en terre battue. Son clocheton, minuscule, date du XIXème siècle.
Chapelle Ste-Anne Grappon

Mentionnée dès 1455, sous le nom de « ND de Graz en pont », l’ancienne chapelle de la frairie de Sainte Anne, est érigée sur une éminence (graz). L’édifice rectangulaire, aux murs blanchis, est également pourvu d’une chapelle polygonale, d’une sacristie, d’une porte cintrée portant la date de la reconstruction (1690) et d’un portail donnant sur un perron semi-circulaire. Sous la voûte lambrissée (autrefois bleue constellée d’étoiles), s’étend un beau dallage.
Le chœur, séparé par une balustrade de bois, est décoré en son chevet d’un retable dont le démontage récent a laissé apparaître des peintures murales antérieures, d’une grande valeur. Sans oublier l’ex-voto du missionnaire Marc Pédron (1906).
C’est, là encore une association de bénévoles, qui a permis sa rénovation presque achevée.
Lors de la dépose, pour restauration, du retable du 19ème siècle, des peintures murales en très mauvais état ont été découvertes. La commune a alors décidé, avec le soutien du Conseil Général du Morbihan et du Conseil Régional de Bretagne, de restaurer ce magnifique retable en trompe l’œil, qu’il est aujourd’hui possible d’admirer à la chapelle.

| Le retable avant les travaux | Le retable après les travaux |
Fontaine Sainte Anne Grappon

De l’ensemble des fontaines, c’est la plus remarquable.
Élevée dans une enceinte semi-circulaire, elle montre une dalle creusée d’une niche, ornée de deux rangs de trois boules à la signification énigmatique.
Sa construction doit être contemporaine de la reconstruction de la chapelle qu’elle accompagne.
Fontaine de Lambré

Au village de Lambré, cette remarquable fontaine plus massive, était jusqu’alors entourée d’eau, ce qui rendait son approche difficile. Divers travaux de restauration ont été effectués en 2006 afin de renforcer les fondations et de faciliter son accès.
Fontaine Saint Symphorien

Le recteur Pessel a édifié cette fontaine, entre 1860 et 1865 après démolition de celle dite de l’ « Intron Varia » qui s’élevait à proximité des lavoirs subsistant encore en contrebas de l’ancienne route de Sarzeau, sur le bord du ruisseau du Gouarh.
C’est avec une partie des matériaux récupérés qu’il remonta une nouvelle fontaine au bord de la route d’Ambon.
Fontaine Notre-Dame de la Clarté
Cette construction élevée sur un terrain privé, accompagne la chapelle de La Clarté (en Lauzach) dont elle est un lieu de dévotion.
Ce sont les hasards du découpage communal, à la Révolution, qui ont voulu qu’elle reste sur le domaine surzurois.
Après avoir invoqué la sainte patronne de la chapelle, les pèlerins prennent le chemin de la fontaine pour y faire des ablutions qui seraient bienfaisantes pour les yeux.
Puits
Ils sont nombreux sur la commune ; chaque village en possédant au moins un. Leur forage était l’affaire des puisatiers.
C’était le seul moyen de se procurer l’eau nécessaire à l’alimentation tant humaine qu’animale. Aussi étaient-ils protégés et l’objet des plus grands soins.
Le puits servait à l’occasion, de réfrigérateur pour garder momentanément au frais les denrées périssables comme le beurre.
Son architecture va du plus rudimentaire au plus travaillé, le rapprochant parfois des fontaines.
Calvaire

Il a changé de place à plusieurs reprises à l’origine (1741), il se dressait contre le mur de l’église (près du monument aux morts). Lors du percement de la « porte des hommes » (1834), elle fut décalée au centre du cimetière (le parking actuel), puis à l’emplacement de la tour actuelle. Mais la construction du clocher obligea à la remonter, plus loin ce qui fut fait en 1912, à l’occasion d’une nouvelle mission. Sa haute croix de bois a fait place depuis à un calvaire de pierre, en forme d’autel, placé devant la sacristie.
Croix du cimetière

Un calvaire, doté d’un socle imposant en pierres de taille, fut édifié dans le nouveau cimetière, route d’Ambon. Le transfert de ce dernier à l’écart du bourg imposa une nouvelle une fois son déménagement. Il trône dorénavant au centre de cette nécropole, mais a perdu son soubassement monumental.
Croix de Brarun
A l’embranchement des routes de Port-Groix et de Pentès. Son socle porte différentes dates de mission.
Croix de Trémoyec

Elle se dresse devant la chapelle et porte, sur chaque face, une étoile dans un cercle (inscription courante dans la région).
Croix de Sulé - Keryouarh - Lambré
Elles se dressent à l’entrée des chemins menant à ces villages.

Croix de Sulé
Croix de Kergo
Également appelée « Croix du Martyr », elle fut érigée en plein champ, à l’endroit où un « bleu » (soldat républicain) rentrant à sa maison natale, fut assassiné en 1793.
Une dévotion sans fondement lui fut vouée, prétendant qu’elle pouvait soulager les rhumatismes et accélérer la marche tardive des enfants (une petite niche recèle chaussures, lacets ou chapelets…).
Croix de Bergard
Elle borde la route de Surzur à La Trinité, à l’embranchement de la route de Beaujour. Elle se trouve exactement sur le passage de l’antique « voie romaine ».
Croix de Manéguen
Aujourd’hui en plein champ, cette croix de taille moyenne, adossée à un talus, bordait autrefois le chemin qui conduisait au village.
Croix de Kerbocen
Dissimulée dans une haie, elle se trouve au Pont de Kerbocen.
Croix de Bel
C’est certainement la plus ancienne ; basse, peu travaillée, elle se situe au carrefour de la route de Bel avec la « voie romaine ».
Autres sites et édifices

Dans le bourg, les maisons les plus anciennes se situent entre l’église et la chapelle ND de Recouvrance (dite « du bas du bourg »). La plus ancienne est datée de 1602. C’est tout un quartier dont les bâtiments ont gardé leur aspect ancien : portes cintrées, gerbières, et pour plusieurs des crochets sur les rampants, des figures ou des animaux sculptés. Certains linteaux de portes ou de fenêtres portent quelques inscriptions, ou des outils représentatifs de la profession de l’un des anciens propriétaires.
En campagne, on trouve encore quelques ensembles typiques de l’architecture du XVIème : les classiques rangées de logis, décrites par les voyageurs de l’époque : c'est-à-dire des longères construites bout à bout, avec des hauteurs de toitures parfois inégales, et tenant lieu d’habitation à autant de familles.
De nombreux fours à pain, des puits parfois très ouvragés, trônent au milieu de villages.
Des nombreux moulins à vent, à marée ou à eau, il ne subsiste rien, hormis leur survivance dans le nom des lieus-dits, des parcelles où ils se situaient (Pré du Moulin, Parc ar Milin…).
Chapelles domestiques privées
D’autres chapelles, que l’on ne peut visiter sont situées sur des domaines privés : château du Grégo (XIXème siècle), manoir de Pérennès, château de Pembulzo (1777).
Manoir de Pérénès

Passant de la famille Rosnarho (Roland de Rosnharou : 1427) à celle de Lescouble (XVIème et XVIIème), le domaine est vendu aux Lescoët. Ce n’est qu’en 1900 qu’il deviendra la propriété de la famille Garaby de Pierrepont. Sa situation stratégique lui valut d’être occupé par l’armée allemande qui y installa sa Kommandantur.
Fontaine de Pérennes : C’est une simple fontaine, bâtie dans un style courant dans la région littorale (cf. Ste Hélène). La source déverse son eau, en contrebas, dans l’étang alimenté par le ruisseau du Gouarh.
Manoir de Cohanno
Tirant son nom du breton « kohanno » (les hiboux), cette habitation séculaire (1427) fut à l’origine la résidence des Francheville, avant d’être achetée par la seigneur de Kerguisé, qui s’y installa, devant quitter son logis brûlé. Par la suite, il dut le céder à Désiré Beauchêne de la Morinière. Il sera alors restauré peu à peu par les héritiers successifs, notamment le peintre Xavier de Langlais. Le manoir est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Le manoir de Cohanno est une propriété privée, les visites y sont interdites.
Manoir de Pembulzo
Le château d’origine remonte au Moyen-âge (Thomas de Penbulsou – 1427). Il a été reconstruit au siècle dernier, après son incendie, par la famille De la Bédoyère, avec une partie des matériaux récupérés ; le reste étant réutilisé pour la construction des bâtiments de ferme voisins. Seule la chapelle, servant maintenant de communs, est ancienne (1777).
Il a été plusieurs fois revendu depuis.
Manoir de Kerguézec

De ce château il ne subsiste que quelques vestiges : les « macles » des Rohan sur les jambages d’une porte, les restes d’une chapelle, le four banal et un magnifique colombier, renfermant quelques centaines de « boulins » (niches). Ce type de construction était réservé aux nobles et sa taille était proportionnelle à la superficie des terres dont ils disposaient.
Jusqu’à son incendie (1673), il fut la demeure de la famille Le Sénéchal.
Château du Grégo
Dissimulé dans son parc boisé, cette demeure imposante, dont l’origine remonte au Moyen-Âge (signalé en 1427), a été reconstruite au XVIIème siècle. Mais elle a perdu depuis une bonne partie des bâtiments qui entouraient une cour centrale, où débouchait la grande allée bordée d’arbres centenaires.
Construit à la Mansart, avec ses nombreuses fenêtres, ce château fut la propriété des Du Bot durant des siècles, avant de passer à la famille De Virel, par mariage. L’ancienne chapelle a été remplacée au XIXème par un nouvel édifice. Subsistent encore les dépendances, le verger clos de murs et le colombier. Sur un fronton, côté ouest on distingue les armes des familles Dufresne de Virel et Pontbellanger.
Durant la seconde guerre mondiale, il fut occupé par l’armée allemande qui y causa des dégâts importants.
Manoir de Guermeur
Construit en 1907 à proximité de Cohanno, par Roger de Langlais.
Sur le plan initial, l’architecte Caubert de Cléry avait prévu une seconde aile qui ne fut jamais réalisée en raison de la guerre de 1914.
Le château du Guermeur est une propriété privée, les visites y sont interdites.










